Les Amis de l'Académie de Musique de Mont-sur-Marchienne a.s.b.l. n°4793/66  et 0410300793

proposent

Les Soirées Musicales de Mont-sur-Marchienne

 

Programme du 14 octobre 2006

 

Edouard GRIEG(Bergen 1843-1907)

Sonate n° 3 op. 45 en ut mineur (1887)

La première audition eut lieu à Leipzig en 1887. L’œuvre fut aussitôt acclamée dans toute l’Europe et l’Amérique du Nord. Un sentiment tragique la domine et, par intermittence, une profonde mélancolie.

Le premier mouvement, Allegro molto appassionato, est bâti sur deux thèmes: un thème principal sombre et conflictuel suivi d’un thème secondaire mélodiquement délicat.

Le second mouvement, Allegretto espressivo alla romanza,, figure parmi les plus belles inspirations du  compositeur; l’ample et céleste mélodie est présentée par le piano seul et reprise par le violon.

Le troisième mouvement, Presto,  est animé d’une extraordinaire énergie et d’une vie rythmique intense.

 

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Ferruccio BUSONI(Empoli 1866 – Berlin 1924)

Sonate n° 2 op. 36 A en mi mineur (1898)

Fils d’un clarinettiste italien et d’une pianiste d’origine allemande, il fut un enfant prodige et devint un pianiste extraordinaire, célèbre pour ses transcriptions de Bach. Il fut penseur et philosophe tout autant que musicien, et son Projet d’une Nouvelle Esthétique Musicale (1907) est un véritable traité d’anticonformisme.

Œuvre importante et belle autant qu’originale, la Deuxième Sonate pour Violon et Piano en mi mineur op. 36 A se présente d’un seul tenant bien qu’on puisse y distinguer trois parties : le premier volet qui s’ouvre sur un « motif-devise » de quatre accords est en prédominance lent. Il n’y a pas de développement mais un épisode médian plus animé en si mineur. Le second volet, Presto, est une étourdissante tarentelle. Une transition aux rythmes pointés solennels introduit alors une mélodie de choral de Jean-Sébastien Bach tirée du Petit Livre d’Anna Magdalena Bach dont une série de variations constitue le Finale. C’est l’un des premiers témoignages de la présence essentielle de Bach dans la pensée de Busoni.

 

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Ludwig van BEETHOVEN (Bonn 1770 – Vienne 1827)

Sonate n°9 en la majeur op. 47 «à Kreutzer» (1803)

Il s’agit de la plus célèbre des 10 Sonates pour Piano et Violon de Beethoven. Elle fut écrite en toute hâte pour un concert à Vienne dont la date était impérativement fixée au mois de mai 1803. Elle est dédicacée à « l’habile violoniste » français Rodolphe Kreutzer que le musicien avait rencontré à Vienne dès 1798 et tenait en haute estime. Il semble que Kreutzer se serait toujours refusé à jouer cette sonate en public, la déclarant « inintelligible ». Cette opinion rejoignait d’ailleurs celle qui prévalait à Vienne, où l’on parla de « terrorisme musical ». La dédicace n’en demeura pas moins. L’écrivain russe Tolstoï prit l’œuvre pour symbole de la passion fatale et dévastatrice.

 

Adagio Sostenuto et Presto : le bref Adagio prépare l’entrée des thèmes du Presto que les deux instruments vont tenter de s’arracher mutuellement. Le thème principal, d’inspiration fougueuse, s’élance en noires piquées. Le contraste est marqué par le second thème plus apaisé, presque implorant.

 

Andante Con Variazioni : le thème syncopé est un véritable lied d’une cinquantaine de mesures, énoncé d’abord par le piano. L’ensemble apporte une détente poétique que laissait à peine présager le mouvement précédent.

 

Finale : Presto : le dernier mouvement prend une forme de sonate ouverte par un thème en contrepoint au piano et au violon, thème opiniâtre rarement interrompu. Le développement est vaste, multiple au point de vue rythmique. Une phrase ralentie – Adagio -  reprise par deux fois, précède l’extraordinaire coda concluant magistralement un duel incessant, presque épique, entre les deux instruments.

 

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